Bakkt : les grandes manœuvres demandent du temps.

CryptoFinances
21 Novembre 2018
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Dans un précédent post, je vous ai parlé de l'arrivée de la plateforme Bakkt.

Cette plateforme devait refaire la référence du marché US selon les règles de la CFTC * Elle doit proposer à ses clients un écosystème cryptofinancier régulé au niveau fédéral US. Son premier cas d’usage sera le trading de contrats à terme sur "Bitcoin contre de la monnaie fiat". Menée par l’Intercontinental Exchange (ICE, propriétaire du New York Stock Exchange) l’équipe dispose d’impressionnantes ressources, notamment la solution cloud de Microsoft (solution qui fait également partie de l’ICE), sur laquelle la plateforme devrait reposer.

Go to the profile of Kelly LoefflerToujours est-il que par la voix de sa CEO, Mme Kelly Loeffler, Bakkt annonce repousser l'ouverture de son marché au 24 janvier 2019. Elle motive cette décision par le besoin d'assurer que tout soit en place en termes techniques et de régulation, afin que les clients-traders soient aptes à trader en toute confiance dès le premier jour. Je vous mets ici le lien sur son post sur Medium.

Given the volume of interest in Bakkt and work required to get all of the pieces in place, we will now be targeting January 24, 2019 for our launch to ensure that our participants are ready to trade on Day 1. As is often true with product launches, there are new processes, risks and mitigants to test and re-test, and in the case of crypto, a new asset class to which these resources are being applied. So it makes sense to adjust our timeline as we work with the industry toward launch.

Bien entendu, cette nouvelle, dans le contexte actuel difficile de Bitcoin, avec une baisse importante, des soubresauts et un fork (World Bitcoin en janvier 2019) à venir, ceci ne va pas raffermir le cours de notre cryptomonnaie de référence.

Mais à bien y regarder, ce pourrait-être un mal pour un bien. La fin d'année est souvent propice à des achats implusifs, "il reste un peu de monnaie au fond des tiroirs et puis pourquoi pas essayer ?".

Donc achat en masse = hausse des cours (comme en fin 2016)

Et ensuite arrive "Janvier" et son florilège de payements, impôts et taxes, primes d'assurances etc. "Ben, on va retirer ces bitcoins pour payer tout ça, quoi !".

Donc vente en masse = chute du cours (comme en début 2017)

Yoyo, tu nous donnes le tournis.

Pour en revenir à Bakkt, laisser passer la période des turbulences de fin d'année serait aussi une stratégie gagnante. La chute attendue permettra de renforcer un plancher solide vers les US$ 5500 environ. Puis la hausse sera méthodique, au fur et à mesure que les achats de Futures devront être backées de bitcoins (ils disent de vrais bitcoins, ça me fait bien rire, je n'en ai jamais vu de faux).

En parallèle, Bakkt annonce aussi une nouveauté intéressante : Une assurance sur la garde de cryptoactifs pour leur système de cold storage (les clés sont stockées hors ligne, comme dans un hardware wallet style Trezor ou Ledger) et serait à bout touchant sur l'obtention d'une même assurance en hot storage. Si des assurances permettent ce genre de contrats, c'est un signe que Bitcoin et ses petites soeurs se démocratisent dans le monde de la finance !

En passant Bakkt engage : [email protected] si vous voulez faire partie de cette aventure hors du commun wink

 


CFTC ? 

La Commodity Futures Trading Commission est une agence fédérale indépendante américaine, fondée en 1975. Elle est chargée de la régulation des bourses de commerce, où se traitent les matières premières. Elle est dirigée par Christopher Giancarlo, et son siège est à Washington, D.C.

Elle ne dépend pas de la SEC. La U.S. Securities and Exchange Commission, communément appelée la "Securities and Exchange Commission", souvent abrégée en « la SEC », est l'organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers. Elle a été fondée en 1934.

 

C'est la CFTC qui avait été chargée d'une enquête auprès des plateformes Bitstamp, Kraken, iBit et Coinbase afin de déterminer si des baleines avaient le pouvoir de manipuler les cours de marchés à termes du bitcoin, ou Bitcoin Futures. La CFTC avait assigné ces plateformesà échanger des historiques de transactions, où une activité suspecte pourrait être découverte. Cette enquête avait soulevé une vague de protestation et un refus de la part des plateformes sous enquête.

 

 

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